Fact-checking de l’« initiative du chaos »

La Suisse n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat de générations qui ont fondé des familles, immigré, mené des recherches, entretenu des liens et collaboré. Ce faisant, les frontières linguistiques, cantonales et, depuis des décennies, de plus en plus aussi les frontières nationales ont été surmontées. Cette collaboration et ces échanges constituent le fondement de la prospérité suisse, que nous considérons aujourd’hui comme allant de soi.

19 mai 2026
Eine Pyramide aus bedruckten Boxen vor einer Steinfassade zeigt eine ländliche Schweizer Landschaft mit Bergen, einer Familie, einer Kuh und Schafen. Darauf integriert sind ein Stoppsymbol mit einer Hand und dem Text «10 Millionen» sowie die Schriftzüge «Nachhaltigkeits-Initiative:», «114'600 Unterschriften» und gross auf rotem Grund am Fuss der Pyramide «Keine 10-Millionen-Schweiz!».

Source de l'image : swissinfo.ch

L'« Initiative contre une Suisse à 10 millions d'habitants » remet en cause ces fondements en acculant progressivement la Suisse. L’initiative promet du contrôle et entraîne des pertes : moins de personnel soignant alors que les besoins augmentent, des pertes importantes pour l’AVS, moins de chercheurs dans les hautes écoles, moins de sécurité juridique pour le demi-million de Suisses qui vivent et travaillent aujourd’hui en Europe.

Ce qui nous préoccupe le plus dans cette initiative, ce n'est pas le chiffre « 10 millions ». C'est la logique qui se cache derrière : celle selon laquelle moins de personnes signifie automatiquement moins de problèmes. C'est une logique qui repose sur l'immobilisme plutôt que sur le progrès. Logiquement, l'immigration entraîne une augmentation des besoins en logements, en éducation, en infrastructures routières et en énergie. Mais ces problèmes existeraient également en cas de croissance démographique due à un taux de natalité plus élevé, car ils résultent d'une construction insuffisante, d'un manque d'investissements et d'une attente trop longue. Un plafond démographique ne construit pas un seul logement. Il ne construit pas une seule route. Il ne forme pas un seul professionnel de la santé. Les problèmes actuels liés à l’immigration persisteraient donc pendant des années, s’aggraveraient et, une fois le plafond mis en place, entraîneraient de nouveaux problèmes encore plus graves.

Quiconque souhaite le progrès et la prospérité pour la Suisse doit toutefois, dans un premier temps, reconnaître que les préoccupations qui sous-tendent cette initiative sont réelles. La Suisse doit investir. Elle doit mieux exploiter le potentiel de main-d’œuvre de la population indigène en résolvant des problèmes structurels tels que le coût trop élevé de la garde d’enfants. Elle doit mettre en place des mesures incitatives ciblées pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans des secteurs essentiels tels que les soins. Elle doit promouvoir la construction de logements sociaux afin que des logements soient disponibles et abordables dans toute la Suisse. Et elle doit s’attaquer aux problèmes structurels des systèmes de répartition.

Volt Suisse s'engage en faveur de solutions structurelles à ces divers problèmes, plutôt que de continuer à les ignorer et à les dissimuler derrière le débat sur l'immigration.

C'est pourquoi : non à l'initiative et oui à une Suisse qui relève ses défis avec détermination, et non avec la peur et des solutions de façade.

Vérification complète des faits (en allemand)

En tant que parti fondé sur les faits, notre ambition est de rendre accessibles des sujets complexes grâce à des analyses détaillées. Notre équipe politique a rassemblé ici plus de 50 pages de faits qui mettent en lumière cette initiative et ses conséquences de grande envergure.